école buissonnière...
la catégorie convient tout à fait ; et bien voilà je n'étais pas à La Rochelle et je n'en conçois aucune honte!
le 3 août je pris la poudre d'escampette -après une intervention chirurgicale dite de prévention-
il me fallait vivre la période de convalescence à la campagne.
Mon cher et tendre a donc accroché notre roulotte à la voiture et nous avons pris la direction de la Bretagne, notre roulotte...une petite caravane bien conçue qui nous permet de nous évader , de pouvoir prendre des vacances à moindre frais.
Après la canicule, quel bonheur de retrouver la fraîcheur! nous l'avions tant appelée de nos voeux qu'elle nous fut offerte dans l'excès -pas question de bains de mer!-
Alors, j'eus envie de découvrir la maison de Victor Hugo, celle de ses 15 dernières années d'exil ,elle fut par la suite conservée comme maison de villégiature, puis léguée par ses héritiers à la ville de Paris; Je retrouve aujourd'hui (même si la campagne électorale est venue submerger les souvenirs de vacances ) les sensations de cette découverte: Victor Hugo dans son univers quotidien , ses meubles exotiques déconstruits et reconstruits avec talent , le cabinet secret où il venait réconforter sa petite fille en pénitence, ses appartements particuliers sous les toits là où il pouvait jouir d'une vue sur les côtes françaises et puis surtout cette gigantesque pièce meublée d'un lit monumental,surmonté d'une tête de mort, installé face à ce qui me paraissait être un simulacre de tribunal :Victor Hugo mettant en scène son jugement...le dernier
Hauteville House à Guernesey, la maison de l'exil , celle des"Contemplations",des"Misèrables"...
et je ne résiste pas au plaisir de rajouter un fragment de
"Napoléon le Petit" :
"Se faire de la France une proie, grand Dieu ! ce que le lion n'eût pas osé, le singe l'a fait ! ce que l'aigle eût redouté de saisir dans ses serres, le perroquet l'a pris dans sa patte ! La civilisation, le progrès, l'intelligence, la révolution, la liberté, il a arrêté cela un beau matin, ce masque, ce nain, ce Tibère avorton, ce néant!"