je me souviens de la période passée à istanbul, 1982-1983,je fréquentais un milieu qui m'était totalement étranger
de riches familles, qui ne savaient comment dépenser leur argent
une maison sur les rives du bosphore, une maison sur une île dans la mer de marmara, les enfants étudiants à l'étranger dans les meilleures universités, une ribambelle de personnes chargées des tâches domestiques, des voyages dans le monde entier, un engouement pour le japon, les femmes avaient fait de brillantes études mais ne travaillaient pas, elles se retrouvaient régulièrement pour échanger : littérature, cinéma, produits de luxe,décoration, soins corporels
de très belles femmes qui passaient de longues heures à soigner leur corps, massages, épilations, manucure, pédicure, coiffeur...
j'étais mal à l'aise,bien loin des combats que j'avais pu mener toute jeune, bien loin de la joie que j'avais pu éprouver lors de notre victoire le 10 mai 81, alors très vite j'ai cherché et trouvé du travail, j'enseignais le français dans une école consulaire, à des enfants turcs qui venaient là à temps partiel, après l'école, pour se familiariser avec le français, respectant le souhait de leurs parents, qui gardaient encore présent le souvenir de Pierre Loti
lorsque je suis rentrée en France, de retour à Bordeaux, je n'ai pas repris contact avec mon ancien milieu
le monde du théâtre
j'avais vu tant de richesse, mais aussi tant de misère que je voulais donner aux plus démunis, je me suis engagée sur la rive droite, de l'autre côté de l'eau , pour les jeunes en difficulté d'insertion dans les quartiers d'habitats sensibles, ce furent de belles années
riches de rencontres, d'affection partagée
de riches familles, qui ne savaient comment dépenser leur argent
une maison sur les rives du bosphore, une maison sur une île dans la mer de marmara, les enfants étudiants à l'étranger dans les meilleures universités, une ribambelle de personnes chargées des tâches domestiques, des voyages dans le monde entier, un engouement pour le japon, les femmes avaient fait de brillantes études mais ne travaillaient pas, elles se retrouvaient régulièrement pour échanger : littérature, cinéma, produits de luxe,décoration, soins corporels
de très belles femmes qui passaient de longues heures à soigner leur corps, massages, épilations, manucure, pédicure, coiffeur...
j'étais mal à l'aise,bien loin des combats que j'avais pu mener toute jeune, bien loin de la joie que j'avais pu éprouver lors de notre victoire le 10 mai 81, alors très vite j'ai cherché et trouvé du travail, j'enseignais le français dans une école consulaire, à des enfants turcs qui venaient là à temps partiel, après l'école, pour se familiariser avec le français, respectant le souhait de leurs parents, qui gardaient encore présent le souvenir de Pierre Loti
lorsque je suis rentrée en France, de retour à Bordeaux, je n'ai pas repris contact avec mon ancien milieu
le monde du théâtre
j'avais vu tant de richesse, mais aussi tant de misère que je voulais donner aux plus démunis, je me suis engagée sur la rive droite, de l'autre côté de l'eau , pour les jeunes en difficulté d'insertion dans les quartiers d'habitats sensibles, ce furent de belles années
riches de rencontres, d'affection partagée