je commence à évacuer mes miasmes, morbides bien sûr !
la rénovation est en marche, la mienne notamment, le corps a parlé, ça tousse !
et je repense à Marguerite, Violetta et bien sûr Mimi, "la poétique des poitrinaires"
phtisie: tuberculose pulmonaire,
moi ce n'était qu'une bronchite, une grippe canada dry, un moment de repos forcé pour mieux reprendre le chemin du terrain
demain sans doute je repartirai, à l'heure où blanchit la campagne
bon je raconte des bêtises, en fait malgré la fièvre, j'ai continué à me préoccuper des actions engagées
-le collectif droits des femmes, la plaquette est faite ! bravo les copines , une efficacité rare
merci les miens pour le tirage !
-les cantonales, en principe sur le 3ème canton cela s'organise bien, personne n'est irremplaçable... et tant mieux
-les sénatoriales, je suis toujours candidate !
-les multiples interventions que je me suis engagée à faire en tant qu'élue, c'est un peu plus problématique car j'ai pris du retard, il me faudrait un secrétariat
-la commission culture bordelaise et au-delà, se réunira ce soir comme prévu, elle sera animée de main de maître, il faudrait que je commence à rédiger qqs lignes d'une contribution possible
-mes collègues de travail m'ont souhaité un prompt rétablissement
-ma famille prend de mes nouvelles matin et soir
-mon compagnon me chouchoute et m'a offert une belle collection de soupes de légumes, un bel azalée, et toute sa patience
j'ai pu suivre les questions au gouvernement...
les mails continuent d'affluer, la situation à l'Opéra de Bordeaux devient problématique, en tant qu'administratrice je mesure les difficultés que peuvent rencontrer au quotidien les artistes dans une maison où l'administration est omnipotente, on les infantilise:"de doux rêveurs qui n'ont aucune idée de ce que doit être la gestion d'une machine aussi complexe"
en conseil d'administration, j'ai pu me permettre de faire quelques interventions: sur la nécessité de davantage communiquer, sur la possibilité d'enregistrer des concerts et de les diffuser sur des chaînes locales, sur l'incitation à faire appel à du mécénat culturel...
je déteste cette formule : "il faut envisager de réduire la voilure de l'Opéra" alors que la gestion au quotidien n'est pas remise en cause
et j'ai bien peur qu'elle fasse son chemin, relayée par quelques "soi-disant"experts
c'est fou le nombre d'experts qui peut exister dans le milieu culturel, les milieux culturels,je suis effarée de me rendre compte, peu importent les couleurs politiques, de cette fourmilière qui gravite autour des artistes, de ceux qui se nourrissent de la création des autres, la nature les a doté d' une assurance, d'une arrogance, ils auraient pû être artiste, mais ils ont choisi une autre voie...
et moi qui passe mon temps à me poser des questions, à douter, je suis bien mal outillée pour
affronter ces prétentieux, d'autant que je connais les difficultés de bon nombre d'artistes pour pouvoir vivre de leur art, devenir "professionnel", ce fût pour beaucoup un sacré combat
tout le monde ne peut pas être un super soliste, tout le monde ne peut pas décrocher un premier rôle
mais tous avons droit à l'accès à la culture, tous nous pouvons prendre plaisir à pratiquer en amateur
d'ailleurs, ce soir je me demande si je ne serais pas plus heureuse si je décidais de rester dans l'équipe des amateurs, aujourd'hui où à Bordeaux, la gauche va désormais jouer en 1ère division, en pro
est-ce mon côté rebelle qui pointe encore son nez?
j'ai très envie de continuer à avoir du plaisir à faire de la politique, parce que je suis convaincue qu'il faut un zest d'utopie pour faire avancer les choses, qu'il faut être un brin créatif pour découvrir une facette qui pouvait être cachée, et ainsi trouver une alternative à une résolution d'un problème dont la solution peu satisfaisante paraissait cependant évidente au plus grand nombre
j'ai horreur, et encore aujourd'hui, d'entendre," quelle stratégie mets-tu en place pour être sur la liste ?"
à cela je réponds: "je ne vais pas faire le piquet, ni la danse du ventre, je suis élue jusqu'en mars, et après on verra !"
en attendant, au travail ! voilà une belle stratégie !
la rénovation est en marche, la mienne notamment, le corps a parlé, ça tousse !
et je repense à Marguerite, Violetta et bien sûr Mimi, "la poétique des poitrinaires"
phtisie: tuberculose pulmonaire,
moi ce n'était qu'une bronchite, une grippe canada dry, un moment de repos forcé pour mieux reprendre le chemin du terrain
demain sans doute je repartirai, à l'heure où blanchit la campagne
bon je raconte des bêtises, en fait malgré la fièvre, j'ai continué à me préoccuper des actions engagées
-le collectif droits des femmes, la plaquette est faite ! bravo les copines , une efficacité rare
merci les miens pour le tirage !
-les cantonales, en principe sur le 3ème canton cela s'organise bien, personne n'est irremplaçable... et tant mieux
-les sénatoriales, je suis toujours candidate !
-les multiples interventions que je me suis engagée à faire en tant qu'élue, c'est un peu plus problématique car j'ai pris du retard, il me faudrait un secrétariat
-la commission culture bordelaise et au-delà, se réunira ce soir comme prévu, elle sera animée de main de maître, il faudrait que je commence à rédiger qqs lignes d'une contribution possible
-mes collègues de travail m'ont souhaité un prompt rétablissement
-ma famille prend de mes nouvelles matin et soir
-mon compagnon me chouchoute et m'a offert une belle collection de soupes de légumes, un bel azalée, et toute sa patience
j'ai pu suivre les questions au gouvernement...
les mails continuent d'affluer, la situation à l'Opéra de Bordeaux devient problématique, en tant qu'administratrice je mesure les difficultés que peuvent rencontrer au quotidien les artistes dans une maison où l'administration est omnipotente, on les infantilise:"de doux rêveurs qui n'ont aucune idée de ce que doit être la gestion d'une machine aussi complexe"
en conseil d'administration, j'ai pu me permettre de faire quelques interventions: sur la nécessité de davantage communiquer, sur la possibilité d'enregistrer des concerts et de les diffuser sur des chaînes locales, sur l'incitation à faire appel à du mécénat culturel...
je déteste cette formule : "il faut envisager de réduire la voilure de l'Opéra" alors que la gestion au quotidien n'est pas remise en cause
et j'ai bien peur qu'elle fasse son chemin, relayée par quelques "soi-disant"experts
c'est fou le nombre d'experts qui peut exister dans le milieu culturel, les milieux culturels,je suis effarée de me rendre compte, peu importent les couleurs politiques, de cette fourmilière qui gravite autour des artistes, de ceux qui se nourrissent de la création des autres, la nature les a doté d' une assurance, d'une arrogance, ils auraient pû être artiste, mais ils ont choisi une autre voie...
et moi qui passe mon temps à me poser des questions, à douter, je suis bien mal outillée pour
affronter ces prétentieux, d'autant que je connais les difficultés de bon nombre d'artistes pour pouvoir vivre de leur art, devenir "professionnel", ce fût pour beaucoup un sacré combat
tout le monde ne peut pas être un super soliste, tout le monde ne peut pas décrocher un premier rôle
mais tous avons droit à l'accès à la culture, tous nous pouvons prendre plaisir à pratiquer en amateur
d'ailleurs, ce soir je me demande si je ne serais pas plus heureuse si je décidais de rester dans l'équipe des amateurs, aujourd'hui où à Bordeaux, la gauche va désormais jouer en 1ère division, en pro
est-ce mon côté rebelle qui pointe encore son nez?
j'ai très envie de continuer à avoir du plaisir à faire de la politique, parce que je suis convaincue qu'il faut un zest d'utopie pour faire avancer les choses, qu'il faut être un brin créatif pour découvrir une facette qui pouvait être cachée, et ainsi trouver une alternative à une résolution d'un problème dont la solution peu satisfaisante paraissait cependant évidente au plus grand nombre
j'ai horreur, et encore aujourd'hui, d'entendre," quelle stratégie mets-tu en place pour être sur la liste ?"
à cela je réponds: "je ne vais pas faire le piquet, ni la danse du ventre, je suis élue jusqu'en mars, et après on verra !"
en attendant, au travail ! voilà une belle stratégie !